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Brèves

L’Union européenne souhaite instaurer des normes pour les équipements de défense

18 avril

La Commission européenne et l’Agence européenne de défense souhaitent la mise en place de mesures pour homogénéiser les équipements de défense pour les pays de l’Union. Une standardisation permettrait des économies d’échelles, la fragmentation actuelle des marchés impliquant des coûts élevés pour les Etats. L’Institut d’études et de sécurité européenne propose une analyse de ces enjeux.


Les avantages principaux de cette standardisation seraient une réduction des coûts et une mise en commun des compétences. Une collaboration a déjà eu lieu entre les pays européens à travers l’Otan, afin de développer des projets communs dans les domaines des masques à gaz et des carburants. De plus, la standardisation s’inscrit dans la droite ligne des choix politiques des Etats membres, à savoir la réduction globale des budgets annuels de défense et le développement de l’interopérabilité des forces armée européennes.

Selon la directive sur les marchés publics de défense de 2009, la standardisation commencerait dès la phase de conception et engloberait tout le cycle de vie du produit, fabrication, maintenance et services inclus. Les bénéfices de cette directive se constateraient sur le plan commercial, le marché unique européen se verrait consolidé et le processus d’approvisionnement serait plus transparent. Sur le plan opérationnel, l’amélioration de l’interopérabilité entre les armées est le premier objectif, et pourrait s’apprécier lors des collaborations intergouvernementales. Dans le cadre de la Politique de sécurité et de défense commune de l’Union européenne (PSDC) et de l’OTAN, elle pourrait contribuer à réduire les délais de déploiement et améliorer l’efficacité sur le terrain.

La question de la certification des équipements, en vue de l’amélioration de la compétitivité dans l’industrie européenne de l’armement a été soulevée lors du Conseil européen de décembre 2013. Par exemple, une absence de certification pour les munitions causerait une perte de 1.5 milliard d’euros en Europe, sur un budget total de 7,5 milliards d’euros. Il existe trois organismes de standardisation dans les secteurs civils, mais les marchés de défense sont cependant très différents, et l’application des mêmes règles de concurrence parait impossible. La standardisation et la certification ne sont pas les principaux objectifs pour les entreprises du secteur de l’armement, étant donné qu’elles pourraient mettre en péril certaines industries nationales et certains marchés pourraient disparaitre par manque de compétitivité. Certains pays pourraient décider que la standardisation coûte trop cher et se tourneraient alors vers des fournisseurs non européens. La Commission européenne a été plusieurs fois critiquée pour son approche orientée sur les marchés, mal adaptée à un secteur spécifique. Avec l’Agence européenne de défense, elle a proposé un autre concept : la standardisation hybride, qui permettrait de trouver un équilibre entre le respect des particularités des industries de défense et les mécanismes du marché.

Sources : EU Institute for Security Studies

 

Bouleversements sur les marchés de l’énergie

17 avril

Le think-tank Brookings Institute a récemment publié un rapport d’analyse sur les nouvelles tendances sur la scène énergétique mondiale en termes de production et de consommation. Face à l’augmentation des prix du pétrole et à la raréfaction des ressources, de nouvelles stratégies énergétiques de diversification sont mises en place, ce qui aura des conséquences sur l’économie mondiale.


Depuis le premier choc pétrolier en 1973, les prix du pétrole ont subi des fluctuations très importantes. La crise de 2008 a vu les prix de l’énergie s’envoler et a affaibli la demande des pays européens alors que d’énormes investissements ont été réalisés dans les pays disposant des ressources pétrolières, avec des résultats assez inégaux. Ces problèmes de l’offre et de la demande ont fragilisé les marchés, ce qui pourrait avoir des répercussions sur la croissance mondiale. La production américaine a connu un boom grâce aux pétrole et gaz de schiste, et on assiste à un retour à consommation massive du charbon dans certains pays européens, en Pologne et en Allemagne par exemple. A l’inverse, l’explosion de la production pétrolière au Brésil n’a pas (encore) eu lieu. Les troubles au Moyen-Orient ou en Europe orientale pourraient provoquer la réémergence du risque politique. La conséquence majeure de ces bouleversements sur les marchés serait une confusion chez les investisseurs.

L’économie du tout pétrole est vouée à un lent déclin. Il convient de rappeler que l’énergie est une ressource stratégique car elle se trouve à la base de toute activité de production et donc de la croissance. L’Agence Internationale de l’Energie (AIE) prévoit de que les énergies fossiles seront toujours utilisées à 75% environ à l’horizon 2035, même si les enjeux des changements climatiques incitent au développement des énergies renouvelables. Le concept de pic pétrolier n’est plus d’actualité, depuis que l’augmentation des prix du pétrole de permet d’augmenter les réserves et de rentabiliser des explorations de plus en plus coûteuses. Des fluctuations des prix sont à attendre, elles dépendront du coût des extractions non conventionnels et en eaux profondes. Les coûts de ces différentes méthodes d’extraction pourraient provoquer une segmentation du marché entre le pétrole vendu par les compagnies nationales, le pétrole non conventionnel et le pétrole issu de gisements en eaux profondes.

Le gaz naturel devrait gagner des parts de marché. Les réserves seraient beaucoup plus abondantes que celles de pétrole. Son coût est beaucoup moins élevé en Asie et aux Etats-Unis qu’en Europe. Les conditions d’exploitation et de transport du gaz sont cependant plus difficiles que pour le pétrole. Les marchés restent cependant régionalisés. Quant au charbon, il représente 90 % des ressources fossiles. Son bas prix et sa facilité d’extraction sont des avantages par rapport aux autres énergies fossiles. Il est cependant responsable d’une grande quantité d’émissions de CO2. La Chine et l’Inde qui seront parmi les plus gros consommateurs dans un avenir proche, pourraient connaitre des contestations de la part de la classe moyenne, attachée à la lutte contre la pollution. Face à cette révolution dans le secteur des énergies fossiles, les investissements dans les énergies renouvelables ont stagné. Elaborée en Chine, une stratégie duale de « croissance verte et noire », mêlant énergies renouvelables et charbon, s’est étendue à d’autres pays.

Sources : Brookings, Rapport

 

L’OMC prévoit une légère croissance du commerce mondial pour 2014

16 avril

Après avoir stagné pendant deux ans à un taux de 4,3%, l’OMC prévoit que la croissance du commerce mondial atteindra 4,7% pour l’année 2014, suivi d’une accélération plus nette à 5,3% pour l’année 2015. Les risques autour de ces prévisions sont plus élevés pour les économies émergentes que pour les pays développés.


Même si les prévisions de croissance antérieures à 4,5% ont été revues à la hausse, elles restent inférieures à la moyenne des vingt dernières années (5,3%). Ce chiffre devrait cependant être atteint en 2015. Aujourd’hui les économies développées se sont stabilisées par rapport aux années précédentes. Les économies européennes semblent s’être remises de la récession et des crises des dettes souveraines en 2012, même si des écarts importants persistent entre les économies principales et les économies périphériques. En 2014, ce sont les pays émergents qui sont en situation de fragilité, en raison de surinvestissements dans les capacités de production et de politiques entreprises pour stimuler la demande. Un autre facteur de cette fragilité est la volatilité des marchés financiers dans les économies en développement. Plusieurs monnaies se sont dépréciées face au dollar, comme la livre turque, la rupiah indonésienne ou le peso argentin.

Selon les estimations, le PIB mondial devrait connaître une croissance de 3% pour l’année 2014. Les risques géopolitiques pourraient influencer négativement cette tendance. Les tensions au Moyen-Orient, en Asie et en Europe orientale pourraient avoir pour conséquence une augmentation du prix de l’énergie. L’OMC n’a cependant pas pris en compte ces facteurs pour ses estimations, compte tenu de leur caractère imprévisible.

Concernant le commerce des marchandises, c’est en Asie que les exportations ont le plus augmenté en 2013. L’Afrique a connu une hausse de ses importations et une baisse de ses exportations, le prix des matières premières restant assez élevé, même si certains prix ont baissé par rapport à 2012, comme le café et le cacao. Au niveau mondial, les exportations ont représenté 18 800 milliards de dollars. L’un des faits marquants est que la Chine a dépassé les Etats-Unis en tant que premier pays commerçant, selon la somme des exportations et des importations. Les exportations de services commerciaux ont progressé de 6%, pour atteindre 4 600 milliards de dollars. Ils représentent en 2013 20% du commerce mondial de marchandises.

Les perspectives du commerce mondial sont plus encourageantes pour 2015, même si certaines économies restent fragiles. Le taux de croissance des économies développées devrait atteindre 3.6% et les économies en développement 6.4%. Les exportations asiatiques devraient à nouveau augmenter, en raison notamment de l’augmentation de la demande d’importations des Etats-Unis et en Europe. Cette augmentation sera cependant freinée par des taux de chômage qui demeureront assez élevés.

Sources : OMC Communiqué de presse

 

Les Indiens et la corruption

16 avril

Alors que les élections législatives indiennes ont débuté il y a plus d’une semaine, le scrutin se clôturant le 12 mai, le Gallup Institute publie un sondage révélant que la plupart des Indiens, toutes générations confondues, se sentent concernés par les problèmes de corruption.


Ainsi, trois-quarts des Indiens âgés de 18 à 34 ans considèrent que la corruption est répandue au sein du gouvernement indien, une opinion partagée par les autres pans de la population dans des proportions assez similaires puisque 76 % des 35-54 ans et 72 % des 55 ans et plus sont du même avis, la moyenne nationale s’élevant à 75 %. Concernant la corruption dans les affaires, les résultats sont tout aussi parlants puisque 73 % des Indiens pensent que ce fléau est courant dans ce milieu. Ce qui explique assurément le choix du parti d’opposition Bharatiya Janata Party de faire de la lutte contre la corruption l’un de ses principaux thèmes de campagne. Le sondage révèle d’ailleurs que les électeurs du Nord de l’Inde seront plus réceptifs à ce message anti-corruption que leurs compatriotes du Sud. En effet, près de neuf Indiens sur dix vivant dans le Nord considèrent que la corruption est répandue dans leur gouvernement tandis qu’au Sud, important du point de vue électoral, cette opinion n’est partagée que par 65 % de la population.

L’institut Gallup a également sondé l’avis des Indiens vis-à-vis du gouvernement actuel quant à la lutte contre la corruption. Ainsi, 51 % de la population sont insatisfaits (contre 33 % d’opinions positives) de la politique menée par le parti du Congrès ce qui devrait lui coûter des voix lors de ces élections. Une insatisfaction plus marquée chez les jeunes (54 % contre 31 % d’avis positifs) que chez les 35-54 ans (48 % contre 35 %) et les plus de 55 ans (50 % contre 33 %). A nouveau, des différences sont visibles au niveau régional. Ainsi, l’Est du pays accorde le plus de crédit au gouvernement indien avec 50 % de la population satisfaite de sa politique contre seulement 26 % d’insatisfaits. A l’inverse, dans le Nord, 80 % des Indiens considèrent que le gouvernement ne fait pas assez pour lutter contre la corruption. Comme le souligne le Gallup Institute, ces différences pourraient très bien être le reflet des efforts des autorités locales dans ce domaine et ainsi ne pas nécessairement traduire le taux d’approbation du gouvernement national, et ce, même si la question posée était assez précise.

Enfin, l’institut de sondage a également interrogé les Indiens quant à leur confiance vis-à-vis du processus électoral. Sur ce point précis, les jeunes sont divisés puisque 46 % sont confiants contre 43 % d’avis négatifs. Au sein des populations plus âgées, la confiance est un peu plus prégnante. Ainsi, 47 % des 35-54 ans (contre 38 %) et surtout 51 % des 55 et plus (contre 32 %) sont convaincus de l’honnêteté des élections. Sans surprise, les différences régionales sont à nouveau marquées avec, au Nord, moins d’un cinquième de la population ayant confiance dans le processus électoral tandis que dans les autres régions, les populations sont nettement plus sereines quant aux élections – 52 % au Sud, 63 % à l’Est, 64 % à l’Ouest et 67 % au centre de l’Inde. Pour conclure, il apparaît qu’une large majorité des Indiens sont préoccupés par les problèmes de corruption et qu’un nombre significatif d’entre eux considère que le gouvernement ne fait pas assez pour lutter contre ce fléau ce qui aura assurément un impact sur les votes. D’autant plus que les jeunes, qui représentent une part importante des électeurs et dont beaucoup voteront pour la première fois, sont les plus sensibles aux problèmes étudiés dans ce sondage.

Sources : Gallup

 

Hausse de la fiscalité sur le revenu du travail dans les pays de l’OCDE

15 avril

Selon les nouvelles données de l’OCDE, durant les trois dernières années, la charge fiscale sur les revenus du travail s’est alourdie dans 21 des 34 pays membres de l’organisation internationale et a diminué dans 9 Etats.


De plus, selon le rapport, intitulé Les impôts sur les salaires, durant la même période, l’impôt sur le revenu des particuliers a augmenté dans 25 des 34 pays. Par conséquent, depuis 2010, la charge fiscale moyenne dans la zone OCDE a augmenté de 0,8 point de pourcentage pour atteindre 35,9 % des revenus du travail, après un recul de 36,1 % à 35,1 % entre 2007 et 2010. D’après les analystes de l’organisation internationale, cette hausse est due à une réduction de la valeur des abattements et des crédits d’impôt, conjuguée à un assujettissement à l’impôt d’une part plus importante des revenus du travail.

Pour ce qui est de l’année 2013, les plus fortes hausses de la charge fiscale ont été enregistrées au Portugal (+ 3,5 %), en Slovaquie et aux Etats-Unis (+ 1,5 %). A l’inverse, les Pays-Bas (- 1,8 %), la Grèce (- 1,4 %) et la France (- 1,2 %) ont connu les plus fortes baisses. A noter également que le Chili est le seul pays de l’OCDE qui n’a connu aucune modification de sa fiscalité sur les revenus du travail. En termes de volume, la Belgique (55,8 %), l’Allemagne (49,3 %) et l’Autriche (49,1 %) ont enregistré les niveaux de charge fiscale les plus élevés. A l’inverse, le Chili (7 %), la Nouvelle-Zélande (16,9 %) et le Mexique (19,2 %) font part des niveaux les plus faibles de la zone OCDE. La France se trouve, pour sa part, dans la tranche haute avec une charge fiscale de 48,9 %.

Alors que les chiffres mentionnés plus hauts décrivent la situation des célibataires sans enfant, le rapport de l’OCDE a également analysé la charge fiscale des familles avec deux enfants, après adjonction des allocations familiales. Il apparaît ainsi que le Luxembourg est le pays où il est le plus intéressant d’avoir des enfants puisque cela permet d’obtenir une réduction des prélèvements étatiques de 22,7 %. A l’inverse, la Grèce est le seul pays de l’OCDE qui pénalise les familles puisque, dans ce pays, une famille avec deux enfants paye 2,9 % de charges sociales et d’impôts supplémentaires par rapport à un célibataire sans enfant. Le Chili et le Mexique sont, quant à eux, les seuls pays où la variation est neutre puisque le fait d’avoir des enfants n’apporte aucun avantage fiscal.

Sources : OCDE, Rapport

 

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