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Brèves

Les entreprises les plus pionnières dans le développement de nouvelles technologies

28 août

Comme chaque année, le Forum Economique Mondial a publié sa liste des 24 entreprises les plus pionnières dans le développement de nouvelles technologies qui vont vraisemblablement bouleverser nos vies. Si plus de 600 sociétés ont été citées par le Forum Economique Mondial depuis le début du programme dans les années 2000, il est intéressant de noter que les entreprises sélectionnées se sont régulièrement révélées un bon indicateur des tendances à venir.


Imaginons par exemple, qu’au lieu de voir une infirmière piquer nos enfants avec une énorme seringue, on ait juste à leur apposer un patch d’à peine 1cm2 directement sur la peau. Ceci pourrait bientôt être une réalité grâce à la société Vaxxas qui a développé un nanopatch constitué de milliers de microcapsules fournissant directement la dose de vaccin nécessaire sous la couche externe de la peau. Or ce patch obtient la même réponse immunitaire que la vaccination traditionnelle (à base de seringue) en utilisant à peine 1% des doses habituellement injectées. De plus, ces patchs présentent l’intérêt majeur de ne pas nécessiter d’être transporter dans un environnement réfrigéré, ce qui simplifie grandement leur potentielle utilisation dans des régions éloignées.

Les nanotechnologies sont ainsi au cœur d’un immense éventail de nouvelles technologies qui vont bientôt révolutionner les soins médicaux. Les percées scientifiques réalisées ces dernières années dans le séquençage de brins d’ADN et de données biologiques ont permis à la société Guardant Health de développer une méthode de dépistage des cancers basée sur un simple prélèvement sanguin et qui ne nécessite donc plus de biopsies. La société Organovo s’est quant à elle appuyée sur la technologie de l’impression 3D pour développer l’impression de tissus humains fonctionnels (c’est-à-dire vivant), permettant ainsi d’améliorer et de faciliter les tests de toxicité et d’efficacité de futurs médicaments. De son côté, la société Avegant, a quant à elle développé un casque permettant de diffuser des images directement sur la rétine de l’utilisateur, ce qui laisse espérer le développement d’applications nouvelles pour les personnes malvoyantes.

Enfin, comme nous vivons dans un monde de plus en plus connecté, il était évident que des entreprises travaillant sur l’Internet des objets (« the Internet of Things ») allaient être primées. L’application SmartThings a ainsi été récompensée : elle permet à ses utilisateurs de contrôler une grande variété d’appareils et de systèmes de leur domicile (serrures, interrupteurs électriques, thermostat) à partir d’une interface mobile. Avoir une « maison connectée » n’est désormais plus une chimère.

SOURCE : World Economic Forum

 

Japon, Corée du Sud : deux pays aux tempes grisonnantes

28 août

Le think tank américain Center for Strategic and International Studies (CSIS) s’est récemment interrogé sur les conséquences du vieillissement de la population au Japon et en Corée du Sud. Ces deux pays présentent en effet des taux de fécondité parmi les plus faibles au monde : 1,25 enfants par femme pour la Corée du Sud en moyenne, 1,41 seulement pour le Japon, ce qui est bien loin du taux nécessaire pour le renouvellement de sa population (2.1 enfants par femme). Un rapport, commissionné par l’Assemblée nationale sud-coréenne, est extrêmement parlant : si les taux de natalité du Japon et de la Corée ne connaissent pas de renversement majeur, la population sud-coréenne devrait tomber à 0 d’ici l’an 2750 tandis que la population japonaise ne lui survivrait que d’un demi-siècle avant de disparaître d’ici 3100.


Comme le souligne l’article, ces tendances ne sont pas immuables, ces deux pays qui ont été très largement fermés aux étrangers pourraient décider d’ouvrir leurs frontières, des changements dans leurs politiques sociales pourraient également inciter les femmes à avoir plus d’enfants. La Corée du Sud et le Japon n’en sont cependant pas moins deux des pays où la part des seniors (65 ans et +) dans la population est la plus importante : les plus de 65 ans représenteraient 40% de la population japonaise. Cette très faible natalité s’explique notamment par la difficulté des femmes de ces deux pays à concilier travail et famille (le taux d’activité des Japonaises ne cesse ainsi d’augmenter chaque année), et le rejet de la vision traditionnelle de la femme par ces dernières.

Poursuivant son analyse, l’article soulève trois points où ce vieillissement annoncé de leurs populations va grandement influencer les politiques étrangères et de sécurité de ces deux pays. Tout d’abord, le vieillissement de la population va fatalement entraîner une diminution de la population active accompagnée d’une hausse croissante du nombre de retraités : de moins en moins de travailleurs vont avoir à supporter le coût toujours plus important des retraites. Les régimes de retraite existant n’auront plus les rentrées d’argent nécessaires pour demeurer solvable ; une part toujours plus grande des budgets gouvernementaux devra donc être consacrée aux pensions de retraite. Dans le même temps, l’article souligne qu’une population âgée aura des préférences politiques différentes d’une population plus jeune. Elle aura ainsi tendance à favoriser des dépenses de santé plutôt que des dépenses militaires ou de sécurité. Enfin, les populations âgées sont davantage averses au risque et cette tendance risque d’infléchir les politiques étrangères des deux pays, les incitant à limiter leurs ambitions (dans une région parsemée de conflits territoriaux) et à limiter toute opération militaire.

L’article rappelle enfin dans un dernier temps que la démographie n’est pas l’unique variable à l’œuvre même si elle importe. Les sociétés vieillissantes (tant d’Asie que d’Europe) auront encore un rôle important à jouer dans l’ordre international.

SOURCE : CSIS, INED

 

Pourquoi les Etats-Unis et le Royaume-Uni ne versent-ils jamais de rançon pour leurs concitoyens pris en otage ?

27 août

L’institut Chatham House, un think tank britannique, analyse dans une note pourquoi le Royaume-Uni et les Etats-Unis refusent de verser des rançons dans le but d’obtenir la libération de leurs nationaux kidnappés à l’étranger. Les gouvernements des deux pays ont même parfois fait pression sur les familles et/ou les employeurs des victimes pour les dissuader de payer la somme demandée par les ravisseurs. Il rappelle que les Etats-Unis ont ainsi déclarer refuser toute forme d’échange avec des preneurs d’otages, que ce soit sous la forme de paiements de rançon, de libérations de prisonniers ou de toute autre concession politique.


Leur argument est simple : le paiement de rançons accroît les capacités financières (et donc de nuisance) des groupes terroristes en leur permettant de recruter de nouveaux hommes et de les équiper. De l’autre côté, les autres gouvernements européens (tels que la France, l’Allemagne, l’Espagne et l’Italie), s’ils ne le reconnaissent pas au premier abord, ont recours au versement de rançons quand toutes les autres options pour récupérer leurs concitoyens ont été écartées. Cette décision de payer les rançons se comprend, les gouvernements devant faire face à un choix difficile : accéder aux demander d’un groupe terroriste ou bien « condamner » leurs citoyens à être.

La décision prise par ces gouvernements d’accéder aux demandes de rançon des ravisseurs a créé un cercle vicieux. Il est aujourd’hui estimé que le kidnapping et le rapt seraient devenus la principale source de financement du terrorisme : ils auraient rapporté rien qu’entre 2008 et aujourd’hui (selon le département du Trésor américain) plus de 165 millions d’euros à Al-Qaïda au Maghreb Islamique (AQMI). Et l’affaire est florissante : échangés contre 200 000 dollars en moyenne en 2003, un otage se monnaye aujourd’hui autour de 10 millions de dollars.

Il est aujourd’hui reconnu que les Américains et les Britanniques ne négocient pas. Les intérêts des gouvernements (endiguer la propagation des groupes terroristes et limiter l’accroissement de leur puissance) rentrent alors en collision avec les aspirations des familles des otages qui estiment que le retour en vie de leurs proches n’a pas de prix. Face à ce dilemme moral, et ayant écarté l’option des négociations, il existe peu d’alternatives crédibles comme monter une opération commando dans le but de libérer les otages mais cette dernière option est elle-même incertaine : en témoigne l’échec de l’opération de Denis Allex (l’otage français retenu en Somalie de 2009 à 2013) qui a conduit à sa mort et à celle de deux membres du commando. Cette ligne ferme a également eu des conséquences très lourdes : alors que des dizaines de ressortissants européens ont été relâchés sains et saufs, très peu d’otages britanniques ou américains s’en sont sortis en vie.

Chatham House, New-York Times

 

Mutinerie dans une prison brésilienne, un système carcéral à bout de souffle ?

27 août

Une mutinerie, qui avait éclaté le dimanche 24 août au sein de la prison de Parana (ville dans le Sud du Brésil), s’est finalement achevée dans la journée de mardi (26 août) par le transfert de tous les prisonniers dans d’autres centres pénitentiaires et la libération des deux gardiens encore retenus en otage. Selon les premiers bilans officiels, les preneurs d’otages auraient exécutés quatre de leurs otages (tous des prisonniers), même si certains média parlent d’une cinquième victime. Ces mutineries s’inscrivent dans un contexte d’augmentation continue de la population carcérale au Brésil.


Les prisonniers réclamaient une amélioration de leurs conditions de détention tant sur les plans sanitaire et alimentaire ainsi que sur la qualité des infrastructures pénitentiaires. Les émeutes dans les prisons ne sont pas rares au Brésil et sont généralement provoquées par la rivalité entre les gangs criminels, les mauvaises conditions de détention et la surpopulation carcérale. Cette émeute intervient également moins de trois mois après une autre mutinerie (dans une prison du Nord-Est) où les prisonniers avaient pris près de 120 personnes en otage.

Ces mutineries s’inscrivent dans un contexte d’augmentation continue de la population carcérale au Brésil. Cette dernière aurait ainsi augmenté de 6.8% entre 2011 et 2012, ce qui représente près de 35 000 prisonniers supplémentaires. Sur les vingt-cinq dernières années, le pays aurait connu une augmentation de sa population carcérale de 511%. Cependant, l’augmentation de cette dernière n’a pas été couplée à une réduction de la criminalité. Bien au contraire, les nombreuses incarcérations ne découragent pas la récidive en raison des conditions inhumaines de survie ayant lieu dans les prisons brésiliennes. La prison de Pedrihnas est ainsi réputée pour la violence qui y règne : en 2013, 62 détenus y ont été tués.

Une refonte du système carcéral brésilien mettant davantage l’accent sur l’intégration des populations et la réintégration des détenus que sur la sanction apparaît comme indispensable pour un système en bout de course : selon les estimations, le Brésil, qui compte actuellement près de 548 000 détenus, aurait besoin de plus de 207 000 places de prisons supplémentaires. Le Brésil est ainsi un exemple criant de pays où l’incarcération massive n’a réduit ni la criminalité ni le sentiment d’insécurité de la population.

CNN, Le Point, Autres brésils, Libération

 

La Libye, en passe d’embraser l’ensemble du Sahel ?

26 août

Depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011, le Sud libyen est devenu le point d’ancrage de nombreux groupes armés ne répondant pas au gouvernement. Ce phénomène couplé à un contexte de déliquescence graduelle de l’Etat libyen et de fragmentation communautaire suscite l’inquiétude des pays frontaliers, qui craignent un embrasement de la région sahélienne toute entière. La guerre acharnée que se livrent ces groupes pour faire main basse sur les ressources et sur le nouveau pouvoir libyen les a conforté dans leurs craintes. Cela fait ainsi un mois (depuis le 13 juillet) que des milices rivales se battent pour prendre le contrôle de l’aéroport de Tripoli. Une note du GRIP publiée début août propose l’analyse de ces enjeux.


Tout d’abord il faut noter que la chute du régime de Kadhafi a été extrêmement rapide : il s’est écoulé à peine 7 mois entre les premières manifestations (en février 2011) et la chute du régime (en septembre 2011). Cependant les conséquences de ce changement de régime se font encore durement ressentir aujourd’hui pour le pays et la région toute-entière. La Libye peine ainsi toujours à se doter d’un gouvernement stable apte à contrôler son territoire. Or le sud-libyen est un territoire très peu peuplé et extrêmement vaste, peu desservi en infrastructures, ce qui complique la tâche du gouvernement central et facilite les exactions des groupes autonomes ne répondant à personne.

De plus, les divisions communautaires ne facilitent pas la tâche du nouveau régime. Le Sud est essentiellement peuplé d’Arabes et de Toubous (originaire du Tchad voisin), qui, pour ces derniers, ont été marginalisés tout au long du règne de Kadhafi et aspirent donc aujourd’hui à une nouvelle répartition des richesses et du pouvoir ce qui a conduit ces deux à s’affronter violemment (plusieurs dizaines de morts). Dans le même temps, la chute du régime a conduit à une ouverture des frontières, dont ont profité bon nombre de trafiquants (drogue, armes etc.) et contrebandiers.

Plusieurs pays frontaliers s’inquiètent ainsi de la diffusion d’armes d’origine libyenne vers leur territoire. Ces armes ont de multiples origines : elles proviennent soit des stocks de Kadhafi, soit des largages organisés par la coalition occidentale ou bien ont été volé à des formateurs étrangers. Des armes d’origine libyenne auraient ainsi été retrouvées dans plus de 12 pays tandis qu’il est certain que des groupes djihadistes (tels AQMI ou Boko Haram) ont profité de cette dissémination. De même les Etats frontaliers craignent la prise de contrôle de vastes pans du territoire libyen par ces mêmes milices djihadistes.

L’Algérie a ainsi décidé de « fermer » sa frontière avec la Lybie en mai 2014 (près de 40 000 soldats algériens seraient massés à la frontière. Le Tchad partage quant à lui la plus grande frontière d’un Etat avec la Libye (plus de 1000 km) et surveille l’évolution de la situation en étant attentif au sort des Toubous. Cette posture s’explique également par l’histoire conflictuelle des deux pays qui se sont déjà affrontés deux fois pour le contrôle de la bande d’Aozou (contenant des ressources en uranium et manganèse) à la frontière des deux pays. Le Niger, quant à lui, milite en faveur d’une intervention internationale multilatérale pour restaurer le calme dans la région.

Sources : Le Monde, le GRIP, RFI

 

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